SPECTACLE

Mariana

Luz Arcaz

12 – 13.06.2026

Vendredi 12 et samedi 13 juin à 20h30

Durée : 1h

Plateau 1

Invitée dans le cadre du Pavillon Danse La Ribot, Luz Arcas présente Mariana, une pièce habitée par la mémoire rurale et le chant flamenco. Une danse brute et incarnée, nourrie par la scène madrilène dont elle partage l’élan expérimental et la puissance performative.

Dans les campagnes espagnoles, la chèvre occupe de multiples fonctions. Animal de travail, bête de foire, elle appartient aussi à un imaginaire populaire où des artistes ambulants la faisaient tenir en équilibre et danser sur une estrade branlante, au son de la musique, sous les yeux fascinés des foules. C’est à partir de cette mémoire vernaculaire que Luz Arcas imagine Mariana, troisième volet de son Ciclo de los milagros. Mariana, c’est le nom de la chèvre qui accompagne le gitan errant, dressée pour divertir, de l’ânesse usée par le labeur, de la bête qui nourrit, porte, endure, qui travaille jusqu’à l’épuisement. À partir de cette figure, la chorégraphe espagnole compose une pièce où le corps s’enracine dans une profondeur ancienne, traversé par la peur, le désir, l’effort, la fatigue, l’élan vital et l’ombre de la mort. Aux côtés de la danseuse, cinq chanteur·euse·s et musicien·ne·s prolongent et amplifient chaque geste, portée par le chant flamenco, les percussions, la guitare et les palmas, jusqu’à faire de la scène un espace de catharsis et d’incarnation. Entre théâtre, danse, rituel et abstraction, Luz Arcas compose une célébration rugueuse du vivant, incarnée par une physicalité libre, dense et incandescente.

Direction artistique, chorégraphie Luz Arcas

Accompagnement dramaturgique Rafael SM Paniagua

Danse Luz Arcas

Chant Bonela Hijo, Tomás de Perrate, Lola Dolores, Ángeles Ruso

Percussion et synthétiseur Carlos González, Dani Domínguez

Trompette Abraham Romero Guitare Bonela Chico

Costumes Ernesto Artillo

Lumière Jorge Colomer

Luz Arcas, lauréate du Prix national de la danse espagnol 2024, est danseuse, chorégraphe et metteuse en scène. Elle détient un diplôme de chorégraphie du conservatoire María de Ávila à Madrid et un diplôme de mise en scène de l’École royale d’art dramatique.

Elle a fondé la compagnie La Phármaco en 2009. Ses dernières créations sont : Morphine (2026), un solo de danse avec une dramaturgie de Pedro G. Romero. Des fragments de la pièce ont été présentés au musée Reina Sofía à Madrid, à la galerie Kadist à Paris et au Bozar à Bruxelles, et elle a été créée au Teatro de la Abadía à Madrid, coproducteur du spectacle. Et Tierras raras (Terres rares, 2025), créée au festival Madrid en danza (Teatros del Canal), produite en collaboration avec le Mercat de les Flors (Barcelone) et la Ma – scène nationale Pays de Montbéliard (France). Elle travaille actuellement à la création d’une nouvelle pièce, Masa, pour la Compañía Nacional de Danza (Espagne), qui sera créée au Matadero (Madrid) en mai 2026.

Son travail antérieur est réuni dans deux projets : Bekristen/Tríptico de la Prosperidad (2019-2023), composé des pièces La domesticación, Somos la guerra et La buena obra, coproduites par le Festival d’automne, le Centre de culture contemporaine Condeduque, les Teatros del Canal à Madrid, le Teatro Central à Séville et le Centre de création contemporaine Graner à Barcelone, et Ciclo de los milagros (2020-2022), composé des pièces Toná, Trilla et Mariana, cette dernière coproduite par la Biennale du flamenco de Séville, les Teatros del Canal à Madrid et la Ma-scène nationale Pays de Montbéliard.

Elle a également chorégraphié des œuvres pour le Ballet Víctor Ullate (2018), la Compagnie nationale de danse du Salvador (2019 et 2021) et l’IPCNA au Pérou (2021). Elle a chorégraphié l’opéra Rigoletto (2023), mis en scène par Miguel del Arco et produit par le Teatro Real à Madrid, l’Opéra de Tel-Aviv, l’ABAO Bilbao Opera et le Teatro de la Maestranza à Séville. Elle a mis en scène et chorégraphié la pièce Bordo Poniente, produite par l’Université et le FIL de Guadalajara, l’UNAM et le DAJU de Mexico (Mexique, 2024).

En tant que metteuse en scène, elle a créé Todas las santas (2022), en collaboration avec les actrices salvadoriennes Egly Larreynaga et Alicia Chong, coproduite par le FIT de Cadix ; et Psicosis 4.48 (2023), coproduite par le Teatro Español à Madrid, pour laquelle l’héroïne, Natalia Huarte, a reçu le Prix Max de la meilleure interprétation féminine (2024).

Elle a également réalisé des projets artistiques en Inde (New Delhi, École nationale de théâtre 2015) et en Guinée équatoriale (Malabo, 2015-2016).

Elle est l’auteure du livre Pensé que bailar me salvaría (Je pensais que danser me sauverait), publié par Contintametienes, qui vient de sortir en deuxième édition.

Luz Arcas a reçu le II Prix Godot en 2023 pour la meilleure œuvre de danse pour Mariana, et a été finaliste pour la meilleure interprète féminine de danse aux Talía Awards en 2023. Elle a été finaliste aux Prix Max dans plusieurs catégories pour Somos la guerra en 2022, et pour la meilleure interprétation de danse pour Kaspar Hauser. El huérfano de Europa en 2017. Elle a reçu le prix El Ojo Crítico de Danza 2015 et la meilleure interprétation de danse aux Prix Lorca la même année. Elle est la lauréate des prix Injuve 2009 et Málaga Crea 2009.

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