CRÉATION 2020

Théories et pratiques du jeu d’acteur (1428-2020)

Une bibliothèque vivante pour l’art de l’acteur

de Maxime Kurvers

distribution en cours

DISPONIBLE EN TOURNÉE

CONTACTS
Frédéric Sacard — directeur adjoint
fs@lacommune-aubervilliers.fr
Léa Dony — administratrice de production
l.dony@lacommune-aubervilliers.fr
+33 (0)1 48 33 16 16

Il existe une bibliothèque immense pour une théorie mondialisée du jeu de l’acteur. Et pourtant, il faut bien dire qu’il y a majoritairement séparation entre ces discours et la pratique des acteurs eux-mêmes. En effet, si le travail de mise en scène dans lequel l’acteur est pris se doit souvent de résoudre des problèmes circonstanciels (à un texte ou à un dispositif scénique particulier), il a parfois recours, de manière plus ou moins allusive, et souvent comme un sous-entendu folklorique qui serait compris par tous, à un champ lexical issu dudit corpus (on entendra alors des mots comme « brechtien », « stanislavskien », « naturaliste », « voix blanche » etc.), sans pour autant prendre le temps de relire les textes dont ces mots sont issus. Il y aurait donc un enjeu à relire, patiemment, quelques-uns de ces textes, et à les relire de la façon la plus littérale possible : c’est-à-dire, peut-être, en essayant de se détacher de ce qu’on croit déjà en savoir, de leur usage commun, de la façon dont ils ont pu être déjà transmis, canonisés, instrumentalisés, et parfois (c’est peut-être notre plus grande lâcheté) dévitalisés.

C’est en travaillant au CDN d’Aubervilliers avec un groupe d’une quinzaine d’acteurs m’ayant invité à réfléchir avec eux à un laboratoire sur leur propre pratique, leurs impasses dans leur travail d’acteur, leur désir d’une intellectualité plus vive aussi bien, que j’ai eu l’idée de travailler sur un tel corpus. Comme une manière d’affirmer que s’il existe une histoire des modes de jeu, une généalogie peut être remontée qui nous permette de désopacifier nos pratiques contemporaines du théâtre : construire une pensée de l’acteur (et de leur présence dans l’art) d’aujourd’hui par son historicité donc.

conçu et mis en scène par Maxime Kurvers

distribution en cours

écriture et dramaturgie Maxime Kurvers et les acteurs

costumes Anne-Catherine Kunz

lumières Manon Lauriol

production MDCCCLXXI (Paris)

coproduction La Commune – Centre dramatique national d’Aubervilliers, Festival d’Automne à Paris, The Saison Foundation, Tokyo

Maxime Kurvers est artiste associé à La Commune Centre dramatique national d’Aubervilliers.

Défiler vers le haut