CRÉATION 2021

Histoires des marges
Chapitres 1 et 2 : les pédés

d'après les romans de Jean Genet et Copi
mis en scène par Eddy D'aranjo

distribution en cours – huit comédien.ne.s

DISPONIBLE EN TOURNÉE

CONTACTS
Frédéric Sacard — directeur adjoint
fs@lacommune-aubervilliers.fr
Léa Dony — chargée de production
l.dony@lacommune-aubervilliers.fr
+33 (0)1 48 33 16 16

« Je voudrais écrire une histoire des espaces d’ombre, des marges, des fantasmes murmurés au fond des prisons, des travestis mélancoliques aux fantaisies salaces, des cris et de l’intuition d’un amour pur chantés par ceux que les colons ont humiliés, des plus pauvres qui portent parfois, comme un rêve qu’ils ignorent d’eux-mêmes, l’idée d’un bonheur plus grand, inconnu de ceux qui n’aiment que le pouvoir et la possession. Les pédés naissent sans héritage, étrangers de leur propre famille, apprenant toujours trop tard l’existence déjà enfuie de leurs ancêtres. Souvent, les archives sont perdues, les journaux intimes sous la pluie du temps délavés, les grands récits silencieux. Ce n’est qu’en creux, derrière les mots durs de la police ou de la science, que se dessinent ces vies perdues, et reviennent les fantômes. La littérature vient souvent, chez nous autres, retrouver alors cette fonction de passage et de transmission, comme on murmure l’histoire ancienne d’une famille, les anciens morts dont quelque chose vient nous saisir, et rencontrer l’époque. A nous les héritiers orphelins est rendu le temps long de la lutte, de l’effort, de la persévérance lente et fragile du désir. L’Histoire, surtout, son tourment et sa possibilité que tout change, loin du présent qui se refuse à être autre chose que soi. Or, il n’y a pas, voilà la joie et la promesse, que ce qu’il y a – le réel est aussi dans l’invisible qui attend son heure, la révolution (mot qu’il nous faut oser encore, mais défait de la morgue de la certitude et des obéissances au néant) qui dans sa nostalgie se repose. Ce spectacle raconte que beaucoup de nos amis sont morts, que le théâtre vient les fêter et retrouver par eux les forces d’une transformation, d’une poursuite de la quête infinie pour faire du désir la vie. » Eddy D’Aranjo, octobre 2019

mise en scène Eddy D’Aranjo
d’après les romans de Jean Genet et Copi
distribution en cours – huit comédien.ne.s

production déléguée Prémisses, La Commune Centre Dramatique National d’Aubervilliers
coproduction Théâtre National de Strasbourg, Théâtre de la Cité Internationale avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

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