SPECTACLE | CRÉATION

Jean-Luc Godard (1) : je me laisse envahir par le Vietnam

d’Eddy D’aranjo – artiste associé

avec Majda Abdelmalek, Elan Ben Ali, Volodia Piotrovitch d’Orlik et Léa Sery distribution en cours

DU 19 AU 29 JANVIER 2021

MAR 19, MER, JEU À 19H30, VEN À 20H30, SAM À 18H, DIM À 16H, MAR 26 À 14H30
DURÉE 2H45

GRANDE SALLE

Jean Seberg et Jean-Paul Belmondo dans à bout de souffle de Jean-Luc Godard, 1960

Le cinéma de Jean-Luc Godard peut-il être une ressource pour réinventer le théâtre ? Est-il un modèle pour nous aider à raccrocher la question de l’art à celle du politique ? Dans Je me laisse envahir par le Vietnam – premier volet du diptyque traçant le portrait du cinéaste – Eddy D’aranjo cherche l’élan et le désir de nouveauté qui traversa les années 1960. Le champ cinématographique, sous l’impulsion de la Nouvelle Vague, fut alors vigoureusement bousculé. En forçant un dialogue entre les mots et les actes, en faisant naître une nouvelle manière de jouer, qui laissait entrer bien des affects inédits, en donnant droit à la vie jeune ou populaire, la première partie de l’œuvre de Godard a accueilli tout un pan du réel jusqu’alors ignoré. Mais cette hospitalité de l’art à de nouvelles demandes de la vie ne fut pas sans conséquences sur l’art lui-même. C’est en regardant les transformations inaugurées dans les films de Godard, que ce spectacle vient maintenant questionner le devenir de la discipline théâtrale, qu’il veut lui aussi nouer aux grandes problématiques de notre époque. Par exemple les formes du rapport amoureux s’invitent dans notre présent par une fiction inspirée des grandes scènes de À bout de souffle, de Pierrot le fou et du Mépris. Le court-métrage Caméra-œil permet quant à lui d’interroger les non-dits du théâtre, de le confronter aux événements qui sont aujourd’hui l’équivalent du « Vietnam ». Enfin, la transposition sur scène du scénario de La Chinoise et des travaux du groupe Dziga Vertov nous amène à la question dure : celle du recours à la violence. Ici s’interroge le réel des espoirs et des contradictions d’un art (théâtral) qui se veut, au sens propre et presque follement, révolutionnaire.

et aussi…
→ Dimanche 24 janvier, une garderie pour les enfants sera proposée sur la durée du spectacle (5€/famille, inscription obligatoire à j.roussille@lacommune-aubervilliers.fr).
→ Mercredi 27 janvier, la représentation sera suivie d’un échange avec l’équipe artistique.

écriture, conception et mise en scène Eddy D’aranjo

avec Majda Abdelmalek, Elan Ben Ali, Volodia Piotrovitch d’Orlik et Léa Sery distribution en cours

 

scénographie et costumes Clémence Delille

collaboration artistique Volodia Piotrovitch d’Orlik 

régie générale, plateau et cadre Edith Biscaro

 

production déléguée Prémisses, La Commune CDN d’Aubervilliers

coproduction Théâtre National de Strasbourg, Théâtre de la Cité internationale

avec la participation artistique du Jeune Théâtre National

À découvrir aussi à La Commune

Défiler vers le haut